Elections politiques, attentats, conflit israélo-palestinien, justice, « affaires », questions de société. Rien n'échappe au dessinateur de presse, qui présente l'actualité avec humour et distanciation. Au-delà de son ingéniosité à teinter d'apparente légèreté la gravité de certains faits d'actualité, son coup de crayon dessine d'abord et avant tout un espace de liberté. Qu'il soit chargé d'illustrer un article ou qu'il parte d'un événement brut, son objectif reste le même : porter un regard personnel et critique sur l'actualité. Plus qu'un observateur, le dessinateur de presse joue en fait le rôle d'un « révélateur social ». Ses principaux atouts : un style reconnaissable entre tous et de la combativité à revendre. Il existe moins d'une centaine de dessinateurs de presse en France, dont une petite minorité jouit d'une notoriété certaine. Ils sont associés généralement à des journaux satiriques tels que le « Canard enchaîné » ou bien à des grands quotidiens (Le Monde) ou hebdomadaires, nationaux ou régionaux. A condition que vous soyez reconnu en tant que « reporter-dessinateur » par la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels, vous avez le statut de journaliste à part entière. Vous pouvez être soit salarié, soit travailler en free-lance pour plusieurs publications. (Sources : CIDJ)






